L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE

Comprendre les relations pour faire avancer vos équipes

L’analyse transactionnelle ou AT repose sur l’analyse des transactions c’est à dire les échanges entre les personnes et sur la compréhension des schémas de comportements répétitifs.

Formée au niveau E101, je l’utilise les outils de l’AT pour décrypter ce qui bloque et tester de nouvelles façons d’agir.

  • Identifier les jeux relationnels qui génèrent conflits ou tensions.
  • Exemple : Lors d’une réunion de projet, un collaborateur se plaint constamment du manque de moyens (Victime). Le manager tente de tout résoudre lui-même (Sauveur), tandis qu’un autre collaborateur critique régulièrement ses décisions (Persécuteur).
  • Utilité : En repérant ces rôles, le manager peut sortir de ce jeu, redéfinir les responsabilités, poser des limites claires et rétablir une communication constructive. L’équipe avance sans conflit inutile et chacun sait ce qu’il a à faire.
  • Repérer les comportements poussés par des injonctions : “Fais plaisir”, “Sois parfait”, “Dépêche-toi”, “Fais des efforts”.
  • Exemple : Une collaboratrice perfectionniste passe des heures sur un rapport, retardant la livraison du projet (“Sois parfait”).
  • Utilité : Identifier ce driver permet au manager de adapter son suivi, d’aider la collaboratrice à fixer des priorités et à livrer efficacement, tout en maintenant la qualité. On évite stress, surcharge et frustration.
  • Identifier ce qui freine l’efficacité.
  • Exemples fréquents :
  • “Fais plaisir à tout le monde” : difficulté à dire non, surcharge de travail, frustration.
    • Utilité : Repérer cette injonction permet de rééquilibrer les priorités, clarifier les responsabilités et éviter la surcharge.
  • “Sois parfait” : perfectionnisme, peur de déléguer, retard dans les projets.
    • Utilité : Identifier cette injonction aide le manager à déléguer plus efficacement, fixer des objectifs plus réalistes et les priorités.
  • “Fais vite” : stress, décisions hâtives, risque d’erreurs.
    • Utilité : Repérer ce comportement permet de calibrer le planning, prendre le temps de réflexion avant de décider et réduire les erreurs, tout en maintenant l’efficacité du projet.
  • “Ne montre pas tes émotions” : difficulté à exprimer un désaccord ou à communiquer ses opinions.
    • Utilité : Identifier cette injonction permet au manager de créer un espace de communication plus clair et constructif, et de renforcer la confiance dans la relation
  • “Il faut tout contrôler” : micro-management, manque de confiance dans l’équipe, tensions relationnelles.
    • Utilité : Repérer cette injonction permet de développer l’autonomie des collaborateurs, de ne pas bloquer le travail par besoin de le contrôler avant, de réduire les conflits, de poser un cadre de confiance.
  • “Tu dois réussir quoi qu’il arrive” : pression excessive, peur de l’échec, épuisement.
    • Utilité : Identifier cette injonction permet de réduire la pression, favoriser un équilibre et oser en acceptant de se tromper.
  • Principe : Chacun agit depuis un état du moi :
    • Parent : règles, injonctions
    • Adulte : réflexion et analyse
    • Enfant : émotions et besoins
  • Exemple concret : Un manager réagit souvent avec son « Parent normatif » face à une erreur d’un collaborateur. Le collaborateur répond sur un mode « Enfant rebelle » et la tension monte.
  • Utilité : En passant à l’état Adulte, le manager peut analyser la situation calmement, poser des faits et co-construire une solution sans conflit.

  • Principe : Observer les échanges pour comprendre si la communication est claire ou si des jeux relationnels se répètent (Oui mais…, critiques constantes, renvoi des responsabilités sur les autres…).
  • Exemple concret : Dans une équipe, chaque suggestion du manager est systématiquement critiquée par le même collaborateur.
  • Utilité : Le manager repère le jeu, change sa manière de communiquer lui, repose les règles du jeu d’un dialogue constructif, régule les non dits.

  • Principe : Beaucoup de messages passent par le ton, le langage corporel ou les attitudes.
  • Exemple concret : Un collaborateur dit oui à une consigne mais croise les bras et baisse les yeux.
  • Utilité : Le manager peut poser des questions ouvertes, vérifier la compréhension, et éviter des malentendus ou de la résistance passive.

Comment je l’intègre dans mes accompagnements

Dans mes accompagnements, l’AT s’articule avec :

  • La PNL, pour débloquer rapidement un frein ou une situation précise
  • Le coaching de développement, pour renforcer la posture, la compréhension de soi et l’autonomie du manager

Cette combinaison permet de progresser à la fois rapidement et durablement, en améliorant sa communication, et la qualité de ses relations.